8 de agosto de 2016

Férias em Lisboa #2

Fomos à praia uma tarde, o Manuel, a Clara, o Justino e eu. Bom, fomos à praia é uma maneira de dizer, porque ficámos na esplanada a conversar, a beber cerveja e a comer caracóis. Só o Justino é que foi dar um mergulho.

Eu e o Justino temos há muito tempo uma brincadeira pateta que é afrancesar palavras portuguesas (ele vive em França há mais de 40 anos e foi lá que nos conhecemos) e rirmo-nos com essa palermice, como dois miúdos pequenos. Quando ele veio da água, disse-lhe já não sei o quê a propósito dos calçons. Podia ter sido também a gozar com o forte sotaque portuense que ele tem, mas não foi, juro, foi a tal parvoíce do afrancesamento.

Quando disse calçons, lembrei-me que a palavra caleçon existe de facto em francês, apenas com um significado diferente: pode ser ceroulas ou cuecas daquelas compridas; e, vá lá eu saber porquê, a palavra caleçon trouxe-me à mente um diálogo de um livro de Marcel Pagnol que li há muito anos.

– Vocês topam aquela cena do La gloire de mon père de Pagnol em que em que ele vai com o pai a uma loja de coisas em segunda mão e o pai discute com o lojista o preço de uma cómoda antiga? O pai de Pagnol diz que a cómoda está muito velha e o lojista riposta que é uma antiguidade:
«Quer dizer, a si não lhe interessa nada que este móvel tenha talvez visto a rainha Maria Antonieta em camisa de noite?»
«Pelo estado dele, diz o pai de Pagnol, não me admirava nada que tivesse visto o rei Herodes em ceroulas».
E depois continua, eu é que não me lembro bem da conversa toda, uma daquelas batalhas de retórica à provençal que é um gosto!*

– Tenho aqui o livro na mochila – disse o Manuel.

Ficámos banzados. Não sei nada de probabilidades, mas quem perceber do assunto dir-me-á que probabilidades havia de ele ter ali aquele livro de que tão improvavelmente me fui lembrar. Não podem ser muito grandes.

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* Aqui fica, já agora, mais um bocado da famosa cena. No original — peço desculpa a quem não ler francês.

   Nous nous arrêtâmes au bout du boulevard de la Madeleine, devant une boutique noirâtre. […] Mon père lui avait déjà rendu visite et avait retenu quelques « meubles »[…]. Le brocanteur nous aida à charger tout ce fourniment sur la charrette à bras. Le tout fut arrimé avec des cordes, qu'un long usage avait rendu chevelues. Puis, on fit les comptes. Après une sorte de méditation, le brocanteur regarda fixement mon père et dit :
   « Ça fait cinquante francs!
   – Ho ho! dit mon père, c'est trop cher!
   – C'est cher, mais c'est beau, dit le brocanteur. La commode est d’époque!»
   Il montrait du doigt cette ruine vermoulue.
   « Je le crois volontiers, dit mon père. Elle est certainement d'une époque, mais pas de la nôtre! »
   Le brocanteur prit un air dégoûté et dit :
   « Vous aimez tellement le moderne ?
   –  Ma foi, dit mon père, je n'achète pas ça pour un musée. C'est pour m'en servir. »
   Le vieillard parut attristé par cet aveu.
   « Alors, dit-il, ça ne vous fait rien de penser que ce meuble a peut-être vu la reine Marie-Antoinette en chemise de nuit ?
   – D'après son état, dit mon père, ça ne m'étonnerait pas qu'il ait vu le roi Hérode en caleçons !
   – Là, je vous arrête, dit le brocanteur, et je vais vous apprendre une chose : le roi Hérode avait peut-être des caleçons, mais il n'avait pas de commode ! Rien que des coffres à clous d'or. Je vous le dis parce que je suis honnête.
   – Je vous remercie, dit mon père. Et puisque vous êtes honnête, vous me faites le tout à trente-cinq francs. »
   Le brocanteur nous regarda tour à tour, hocha la tête avec un douloureux sourire, et déclara :
   « Ce n'est pas possible, parce que je dois cinquante francs à mon propriétaire qui vient encaisser à midi.
   – Alors, dit mon père indigné, si vous lui deviez cent francs, vous oseriez me les demander ?
   – Il faudrait bien! Où voulez-vous que je les prenne ? Remarquez que si je ne devais que quarante francs, je vous en demanderais quarante. Si je devais trente, ça serait trente...
   – Dans ce cas, dit mon père, je ferais mieux de revenir demain, quand vous l'aurez payé et que vous ne lui devrez plus rien...
   – Ah maintenant, ce n'est plus possible! s'écria le brocanteur. Il est onze heures juste. Vous êtes tombé dans ce coup-là : vous n'avez plus le droit d'en sortir. D’ailleurs, je reconnais que vous n’avez pas eu de chance de venir aujourd’hui. Mais quoi! A chacun son destin! Vous, vous êtes jeune et frais, vous êtes droit comme un i, et vous avez deux yeux superbes ; tant qu’il y aura des bossus et des borgnes, vous n’aurez pas le droit de vous plaindre, c’est cinquante francs!
   – Bien, dit mon père. Dans ce cas, nous allons décharger ces débris, et nous irons nous servir ailleurs. Petit, détache les cordes ! »
   Le brocanteur me retint par le bras en criant : « Attendez ! »
   Puis il regarda mon père avec une tristesse indignée, secoua la tête, et me dit :
   « Comme il est violent ! »
   Il s'avança vers lui, et parla solennellement :
   « Sur le prix, ne discutons plus : c'est cinquante francs; ça m'est impossible de le raccourcir. Mais nous pouvons peut-être allonger la marchandise. »
   Il entra dans sa boutique : mon père me fit un clin d’œil triomphal.

Encontro imagens de Maria Antonieta de camisa de noite, mas não de Herodes de ceroulas. Prefiro, porém, esta fotografia de 
Eugène Atget de uma loja de segunda mão (1898. Paris, Musée Carnavalet.)

6 de agosto de 2016

Férias em Lisboa #1


Na Dinamarca não se veem freiras. Pode ser que as haja, mas, se há, nunca vi nenhuma. Por isso, no outro dia, em Lisboa, chamei a atenção da minha filha — dinamarquesa — para uma freira que ia a passar.

– Já tinhas visto alguma freira, Siri?

Perguntei-lhe se conhecia a palavra freira. Nonne, sim, conhecia.

– Mas como é que sabes que é uma freira? – perguntou ela. – Não podes saber. Pode ser uma só uma muçulmana.








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Imagem: Painel da Catedral de Sta. Maria, em Portland, Oregon, EUA. Não consegui descobrir quem é o autor. (Daqui >)