18/04/26

Canções que referem outras canções #12: «Orly» e «Dimanche à Orly»


O último álbum de Jacques Brel, Brel (também conhecido como Les Marquises), saiu em 1977, um ano antes da morte de Brel e quando ele estava já muito doente. Na canção «Orly», Brel descreve, com a paixão que o caracteriza, uma despedida de dois amantes no aeroporto. Mas o possante refrão bem pode ser também sobre a sua própria situação, a consciência sofrida da iminência da morte: «A vida não poupa ninguém, e, porra!, é triste Orly ao domingo — com Bécaud ou sem Bécaud…»


 Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il, l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire « Je t'aime »
Elle doit lui dire « Je t'aime »
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
Ces deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes


Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement il pleure
Il pleure à gros bouillons
Tout entourés qu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploit de les juger

La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu c’est triste
Orly, le dimanche
Avec ou sans Bécaud

O que Brel refere no refrão de «Orly» é a famosa canção «Dimanche à Orly», um sucesso de Gilbert Bécaud de 1963. A canção de Bécaud tem letra de Pierre Delanoë e não tem nada a ver com despedidas de amantes. Fala de alguém que, ainda rapaz, ia ao domingo ver os aviões em Orly, que o faziam sonhar; e que, mais tarde, já casado e com uma vida rotineira, continua a ir a Orly ao domingo e a sonhar com as viagens de avião que talvez nunca venha a fazer.


À l'escalier C, bloc 21
J'habite un très chouette appartement
Que mon père, si tout marche bien
Aura payé en moins de 20 ans
On a le confort au maximum
Un ascenseur et une salle de bain
On a la télé, le téléphone
Et la vue sur Paris, au lointain
Le dimanche, ma mère fait du rangement
Pendant que mon père, à la télé
Regarde les sports religieusement
Et moi, j'en profite pour m'en aller
Je m'en vais dimanche à Orly
Sur l'aéroport, on voit s'envoler
Des avions pour tous les pays
Tout l'après-midi, y a de quoi rêver
Je me sens des fourmis dans les idées
Quand je rentre chez moi la nuit tombée



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